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Beware of the water that sleeps,
Black as night, it eats up light,
Let us gaze elsewhere in this twilight.
A hazardous glance into this stu of dreams, thoughts and gests. Bachelard used to say:
“the same memory springs from every fountain”, so what is it? What are we facing here?

an organ,

Pulsates, like an artificial heart.
Such infinite absorption is exhausting to the eye,
Might its time be nigh? Pumping so that nothing is dry, it is the safeguard of life.

a monster,

Four legs anchored to the earth, electrified by a spirit.

Its breath cyclical, like the water’s.
It ranges alone, its rebirth assured,
whether it happens upon another or not.

Our gaze comes into play, we are drawn in. To touch it, to bring it back towards us- everything accelerates. This is when all creation melts, form is lost; the renaissance will, perhaps, be different this time.

a myth,

Set in bountiful grassland, “at a time when Echo was still embodied.”

She still cannot speak with us. “The torments, which ward o sleep, exhaust her decrepit body. She is so frail it has dried out her skin.

Lifeblood has evaporated from her limbs. All that is left are her bones and voice; voice intact, bones like boulders now.”

She wilts, but up above Narcissus is sending rain, giving life. When they meet, the story takes a turn.
Little cells are stretched into life, finally awake.
Echo begets an Echo-system.

a world,

like no other?
Order grapples with disorder to give coherence to this autonomous world. Slowly-gently- it comes into life.
The impression is infinite, but time is elapsing, everything repeats itself.
It looks easy, lovely to traverse, but you would be suicidal to try. An audience with the depths.

Perhaps the specter of endless youth is to be found in this water that comes, this water that goes?

A work that asks a question- what are we looking at? - we dig deeper.
In order to reveal itself, it dresses up.
An organ as a metonymical monster, or a world as representation of a myth. Innumerable names to make recall easier.

What are we looking at?
They say the specter of endless youth is be found in this water that comes, this water that goes. 

眠ってる水に気を付けなさい 漆黒の様な水、反射は不可能、自分の姿を水面に映す事は出来ない 違う場所で探してみよう、この殆ど黒い中で 視線を奥底まで潜り込み、このマティエールの中で考え、行動、夢想す る バシュラールはこう語っていた「全ての泉から同じ思い出が湧き上が る」。何の思い出?




人工の心臓のように、脈を打つ この終わりのない吸収が目線を使いつくす 最後まで行き着く事が出来るのだろうか?何も乾かない様にすくう、こ の臓器は生命の保護者


四つの脚が地面に刺さっている。水の呼吸が聞こえる 絶え間なく繰り返される、遭遇しようがしまいが、彼は再び生まれるだ ろう
しかしここでは、目線がゲームとなる、視線は視線を引き寄せる 触感、回転、全てが加速される。まさにその時に生命が流動的となる、 再生はこれまでとは異なるだろう

Méfiez vous de l’eau qui dort.
Une eau presque noire, le reflet est impossible, on ne peut s’y mirer.
Cherchons autre part, dans ce presque noir.
Un plongeon du regard dans cette matière à agir, penser, rêver. Bachelard disait « le même souvenir sort de toutes les fontaines », alors quel est-il ? À quoi fait-on face ?

un organe,

tel un cœur artificiel, il pulse.
Cette absorption infinie vient épuiser notre regard.
En viendra-t-il à bout ?
Puiser pour que rien ne s’assèche, cet organe est gardien de la vie.

un monstre,

les quatre pattes ancrées dans le sol, un esprit l’anime.
Sa respiration est répétée. On entend le souffle de l’eau.
Il se perpétue seul, que l’autre le rencontre ou non, il renaîtra.

Mais ici, le regard entre en jeu, on est attiré.
Le toucher, le tourner – tout s’accélère. C’est alors que la création se fluidifie, une renaissance qui sera, peut être, différente.

un mythe,

Dans une nature luxuriante, “en ce temps là où Echo avait un corps”.
Elle ne peut toujours pas nous parler. « Les soucis qui la tiennent éveillée épuisent son corps misérable, la maigreur dessèche sa peau, toute la sève de ses membres s’évapore. Il ne lui reste plus que la voix et les os ; sa voix est intacte, ses os ont pris, dit-on, la forme d’un rocher. »

Elle s’étiole, et au-dessus, Narcisse arrose.

La rencontre a lieu, le récit est renversé.

De petites cellules s’étirent, se réveillent.

Echo donne vie à un Écho-système.

un monde,

S’agirait-il d’un monde sans autre ?
L’ordre et le désordre s’alternent pour donner corps à un monde autonome. Il évolue - tout doucement - l’impression est infinie, mais le temps s’écoule, tout se répète.
Un monde qui semblerait aisé de parcourir et pourtant la traversée est impossible. Une rencontre avec la profondeur.

Peut-être l’ombre de la jeunesse éternelle serait dans cette eau qui va, cette eau qui vient.

Une œuvre qui questionne - à quoi fait-on face? On l’interroge.
Le repère c’est l’œuvre, et pour nous répondre, elle se déguise.
Tantôt l’organe comme métonymie d’un monstre, tantôt un mythe qui deviendrait monde. Une infinité de noms pour mieux s’en souvenir.

À quoi fait-on face?
L’ombre de la jeunesse éternelle serait dans cette eau qui va, cette eau qui vient. 

Text wrote: Déborah Gutmann

Adapted by: Louis Lambilliotte (UK) Inès Erika Artero (JAP) 


緑に溢れた自然の中で「、その時はエコーはまだ肉体を持っていた」 話す事は出来なかった。「心配のせいで眠る事ができず身体が消耗して 行く、やせ細った身体のせいで皮膚が乾いてしまう、四脚の樹液が蒸発 して行く。骨と声しか残らない、声は元のまま、彼女の骨は岩の形となっ たと言う」 青白くなって、その上に、ナルシスが水をやる。出会いが発生した、物語 が覆された 小さな細胞が伸びをする、起きる。エコーはエコシステムを生じさせる



誰もいない世界なんだろうか? 秩序と無秩序が交互にあらわれて自立した世界を作り上げる ゆっくりと、進化する、永遠に続く様だ。しかし時間は過ぎ去って行く、 全てが繰り返される 簡単に駆け巡る事が出来そうな世界、しかし渡る事は不可能 深さとの遭遇


質問を投げかける作品、目の前に何が 現れるのだろう?聞いてみる 作品が目印、そして答える為に変装する

ある時は臓器が化け物として現れ、ある 時は神話が世界となる。覚えやすい様 に数え切れないくらいの名前


永遠の青春の影はこの行く水、来る水 にあるかもしれない 

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