© 2016-2017 par Leo Nataf          leodelanataferie

leonataf@gmail.com    (+33) 6 81 46 12 37

London / Paris

  • White Instagram Icon

Le nez collé à la matière on la voit qui dégouline, suinte ou cloque. Parfois, l’intérieur refait surface. Bien que la plaie se referme, elle marque. Eloignons nous et les formes se distinguent. Chaque corps s’identifie. Ces œuvres constituées de matières plurielles, la mousse, le métal, l’organique : des matières qui ont du répondant.

Léo Nataf les pense ensemble, puis les combat.

"Ce n’est pas la forme finale qui prime, mais la matière, elle vit, tout comme on respire". 

Son univers n’est pas serein – ambivalence, errance, et il en joue : de son intuition première, l’imprévisible prend le relai. Léo gratte, saccage, triture : il défend sa position, celle de conjuguer les origines au présent. Mais cet univers on le traverse, la densité fait parti de l’ordre du visible.

 

Le regard est saturé, on cligne des yeux si c’est trop douloureux, mais les œuvres respirent. Ce souffle prend la forme d’espaces ou de reflets ; les ombres des démons du passé ne font que déambuler.

 

Sa question n’est pas de marquer le temps, mais de le toucher, « la peinture c’est ma brulure »

Déborah Gutmann

Looking closely at the material, we see it dripping, oozing and blistering. Sometimes, its insides resurface. Even though the wound closes, it scars. Taking a few steps back, the forms are clearer. The different bodies are identified. 

 

The pieces are made of a marriage of materials; metal, foam, and the organic. These materials respond to each other and have a mind of their own. 

Leo Nataf marries them together, and fights them.

"The final form is not the aim. It is the material itself, living and breathing just like him".  

 

His universe is not serene - ambivalence, wanderings, and the unexpected - he plays with his intuition, watching its unpredictability take the stage. Leo scratches, triturates, ravages… in attempt to engage these origins with the present. 

This universe becomes visible. We cross it, blinded by its density, and when our eyes are saturated, they blink. The artworks breathe. Their breath embodies spaces, and sometimes reflections; peeking shadows of past demons in rambles. 

 

His train is not to mark time, but to touch it. “paint is my burn"

Déborah Gutmann